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Découvrez les Gelées de Tartine Jeanne

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7 février 2009 6 07 /02 /février /2009 07:30

Ces derniers temps, j’ai, à mon grand regret, trop peu de temps à consacrer à ma cuisine. Ainsi, j’improvise des petits plats minute, avec le contenu de mes placards et de mon réfrigérateur. On ne soupçonne pas l’imagination dont on peut faire preuve en associant les ingrédients dont on dispose. Mieux encore, le résultat peut se révéler improbablement délicieux. C’est surprenant !

 

Cette poêlée minute, qui fait office de plat complet, a su satisfaire l’appétit et les papilles de Laurier…

 


Le marché pour 4 personnes:

1 boîte de flageolets verts

200g de lardons fumés

2 blancs de dinde coupés en fines lanières

1 gros oignon émincé

1 gousse d’ail hachée

1 cuiller à soupe d’herbes de Provence

Poivre concassé

 

Préparation
1. Dans une sauteuse, faire chauffer les lardons et y ajouter rapidement l’oignon. Remuer et ajouter les herbes de Provence et l’ail.

 

2. Lorsque l’oignon est translucide, ajouter les lanières de blanc de dinde et les faire sauter. Ajouter enfin la boite de flageolets en ayant préalablement ôté un peu de liquide. Laisser cuire encore une dizaine de minutes en remuant de temps en temps. Poivrer. Inutile de saler, les lardons s’en chargent…

 

Laurier a poussé le vice en y ajoutant de la crème fraîche…

 

Un Côtes-du-rhône rouge choisi dans sa jeunesse, saura accompagner la simplicité de cette poêlée. Généralement issu d’un assemblage de Syrah, Grenache et Mourvèdre, il se caractérise par des arômes de fruits rouges et noirs et par une certaine robustesse.

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Publié par Jeanne Girardot
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6 février 2009 5 06 /02 /février /2009 07:30

Avec un titre de blog pareil, rien de surprenant que ce type de plat soit récurrent sur mes pages. Chez nous, leur création se plie bien souvent au bon vouloir du contenu de mes placards et de mon réfrigérateur, ce qui, pour autant, ne les empêche d’être originales et surtout savoureuses.

 

Et puis, qui n’a jamais connu le moment de détresse des soirs fainéants, ces soirs affamés qui appellent un plat réconfortant mais surtout qui soit prêt, là, tout de suite, sans attendre ?

La tartine, c’est mon anti « soir affamé ». Mais pas seulement. Le meilleur, c’est qu’on peut vraiment faire des choses épatantes avec trois fois rien et un rien de temps…

 


Les ingrédients pour 4 personnes:
4 tranches de pain aux céréales ou de campagne
4 cuillers à café de miel
4 cuillers à soupe de fromage frais type Saint Môret
1 boîte de concentré de tomate
4 tranches de jambon blanc ou jambon de dinde, selon le goût
6 portions de Vache qui rit
4 cuillers à soupe de Parmesan râpé
1 cuiller à soupe d’herbes de Provence
1 cuiller à soupe d’ail semoule
Sel
Poivre concassé

Préparation
1. Préchauffer le four à 160C°.

2.
Etaler une cuiller de miel sur chaque tranche de pain. Recouvrir de fromage frais, saler et poivrer.

3.
Recouvrir de concentré de tomate et saupoudrer d’herbes de Provence et d’ail semoule. Déposer une demi tranche de jambon et tartiner de Vache qui rit. Saupoudrer enfin de Parmesan râpé.

4.
Passer au four une vingtaine de minutes.

Une petite salade ?

 

Un vin blanc me semble indiqué pour épouser cette tartine. J’opte pour un Condrieu, vin de la Vallée du Rhône issu du cépage Viognier, qui prêtera sa rondeur à la douceur du miel, du fromage frais et du jambon. Sa puissance et sa richesse viendront flatter le Parmesan et la tomate aux herbes et à l’ail.

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Publié par Jeanne Girardot
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5 février 2009 4 05 /02 /février /2009 07:30

Pour ce qui est du goût, je suis plutôt salé. D’ailleurs, je n’aime pas le chocolat, -eh oui, il y en a- et pour cause, il n’y a pas une seule recette à base de chocolat sur ce blog. Il faudra peut être que je remédie à cela…

Toujours est-il que cela ne m’empêche pas de me régaler d’un bon dessert, en particulier lorsqu’il est délicat et évite toute note écoeurante. 

Cette petite tarte ne se contente pas d’être jolie, elle constitue un petit dessert plutôt léger et très savoureux. Laurier est tombé amoureux de ce fond macaroné qui lui donne une texture légère et aérienne, avec une note croquante. A tel point qu’il m’arrive assez souvent de troquer une pâte feuilletée ou sablée, contre cette alternative surprenante…

 

Les ingrédients pour 6 personnes:

Pour le fond macaroné
3 blancs d’oeufs
200g de sucre glace
100g de poudre d’amande
Quelques gouttes de colorant alimentaire rouge ou rose (optionnel)

Préparation
1. Mélanger la poudre d’amande avec le sucre glace et tamiser. Monter les blancs en neige ferme avec un peu de sucre glace et un peu de colorant alimentaire rouge ou rose.

2.
Ajouter délicatement et progressivement le mélange de poudre d’amande et de sucre glace aux blancs en neige.

3.
Etaler le mélange sur une plaque recouverte de papier sulfurisé et passer à four préchauffé à 160°C 16 à 18 minutes.

4.
Découper un cercle du diamètre du moule à charnière utilisé et le déposer dans le fond.


Pour la couche citronnée
2 oeufs
3 citrons
70g de sucre
80g de beurre
10cl de lait
2g d’agar agar, ou à défaut, 3 feuilles de gélatine

Préparation
1. Préparer un lemon curd en prélevant un peu de zeste sur l’un des citrons et le hacher très finement. Presser les citrons et passer le jus au chinois. Y ajouter le zeste.

2.
Mettre une casserole d’eau à frémir pour le bain-marie. Dans un saladier qui servira pour le bain-marie, battre les œufs avec les sucres et ajouter le jus de citron. Mettre le saladier dans la casserole pour débuter la cuisson. Battre sans arrêt. Lorsque le mélange commence à épaissir, ajouter le beurre fondu petit à petit sans cesser de remuer. Arrêter la cuisson quand la texture devient épaisse.

3.
Hors du feu, diluer le lemon curd avec le lait et y ajouter l’agar agar ou la gélatine préalablement trempée dans de l’eau froide. Porter à ébullition. Laisser refroidir et verser sur le fond macaroné. Mettre au frais 1 à 2 heures, le temps que la crème se fige.


Pour le miroir de framboise
10cl de jus de framboise
1 cuiller à soupe de sirop de framboise
2g d’agar agar, ou à défaut, 2 feuilles de gélatine

Préparation
1. Dans une casserole, faire bouillir le jus de framboise. Ajouter l’agar agar, ou la gélatine préalablement trempée dans de l’eau froide, remuer et porter à ébullition.

2.
Laisser refroidir puis verser sur la crème au citron et faire une couche d’environ ½ centimètre. Placer au frais jusqu’au moment de servir.


Au risque de paraître redondante, je reste sur mon Billecart Salmon Brut Rosé… Il est tellement divin !

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Publié par Jeanne Girardot
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4 février 2009 3 04 /02 /février /2009 07:30

Ce qui me plait dans la terrine, c'est sa flexibilité. Elle peut tout aussi bien être servie avec panache, en entrée accompagnée d'une confiture d'oignons, par exemple, mais aussi être tartinée à l'apéritif ou posée sur un buffet, pour un déjeuner convivial. Quel régal qu’une petite tranche de pain de campagne grillée, tartinée d’un peu de terrine maison et saupoudré de Fleur de sel.


Quand j'ai dit à David que j'avais dans mon congélateur, des faisans à ne plus savoir qu'en faire, et que mon premier projet était de faire quelques terrines et bocaux, il a immédiatement répliqué que les fruits secs étaient une accommodation particulièrement savoureuse pour ce type de recette.

C'est donc sans hésiter que je me suis lancée dans la confection de terrines et conserves à base de ce noble gibier. Cela me fait penser qu'il faudrait que je lui donne un bocal ou deux...


Les ingrédients pour une belle terrine:
1 faisan
10 abricots secs
2 poignées de pistaches décortiquées
300g de lardons
300g de barde de lard
1 brin de romarin
1 brin de thym
1 feuille de laurier effritée
1 cuiller à café de poivre concassé
1 petite cuiller à café de fleur de sel
1 petite cuiller à café de mélange 5 baies concassées
2 oeufs
3 biscottes
10cl de lait
1 petit verre de Cognac
1 grosse noix de beurre

Préparation

1. Découper et désosser le faisan. Découper des lamelles dans les blancs et les réserver. Mettre le reste de la viande dans le bol du mixeur. Ajouter les lardons, les épices, les aromates, le poivre, le sel, les œufs, les biscottes, le lait, la barde et mixer le tout assez finement.

2.
Dans une poêle, faire fondre le beurre et y saisir les lamelles de blanc. Réserver.


3.
Couper les abricots secs en petits morceaux. Ajouter les abricots et les pistaches à la viande hachée. Préchauffer le four à 150°C et préparer un grand plat large avec de l’eau.


4.
Dans le fond d’une terrine verser une première partie du mélange de viandes de fruits secs et d’épices. Disposer les morceaux de blancs sur le mélange et verser le reste de la viande hachée. Bien tasser et refermer la terrine.


5.
Placer au four et laisser cuire 1h30 à 150°C. Laisser refroidir et mettre au frais. Attendre 48 heures avant de déguster.



Pour en faire des bocaux

Préparer le même mélange et disposer dans des bocaux. Bien nettoyer le couvercle et refermer fermement. Placer dans un autocuiseur et remplir d’eau. Il faut que l’eau dépasse largement les couvercles.

Laisser cuire 50 minutes à partir du sifflement. Laisser refroidir dans l’eau de cuisson pour éviter le choc thermique.


Le mieux est d’attendre un bon mois avant d’ouvrir vos bocaux. Pas facile, mais une fois le fond de roulement établi, pas de problème…


Un Volnay, mieux, un Volnay Premier Cru sera idéal pour accompagner cette terrine. Ce vin de Bourgogne issu du cépage Pinot Noir est un vin d’une rare élégance qui siéra à la finesse du gibier. Son fruité et son côté épicé se mariera à merveille aux fruits secs qui agrémentent la terrine.

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Publié par Jeanne Girardot
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3 février 2009 2 03 /02 /février /2009 07:30

Mon périple aux Etats Unis m'a tenu à l'écart de mon blog pendant davantage de temps que je ne l'aurais souhaité. Il me reste toutefois à poster ce petit compte rendu sur une découverte, ou plutôt, une redécouverte napalaise.


Poursuivons donc ce petit tour dans la Napa en visitant une autre institution de la Vallée. J’ai nommé Opus One. Voici encore une winery de la Napa dont les propriétaires sont Français, ou du moins en partie, et qui produit du « Bordeaux Style Wine ». En effet, cette propriété viticole est le résultat de l’association du Baron Philippe de Rothschild et de Robert Mondavi, deux monuments du monde vitivinicole de chaque côté de l’Atlantique.


C'est Michael Silacci, le directeur technique d'Opus One, qui nous a fait l'honneur de nous faire la visite de la propriété. L'aspect technique fut donc abordé dans son sens le plus vrai, et nous avons goûté au souci exquisément perfectionniste qui règne en ces lieux.

Pour situer

Opus One se trouve à Rutherford, à quelques miles au Nord de Dominus Estate. D'influence française et américaine, l'architecture de la winery réserve la surprise d'une association de caractères qui la rendent tout à fait intéressante. L'allée bordée d'oliviers, offre un côté terroir et authentique, qui est vite compensé par le côté clinquant, mais pas de mauvais goût, du bâtiment principal. Une architecture à l'américaine qui saute d'abord aux yeux, avec une entrée massive, de la musique classique jouée à toute heure du jour et de la nuit, et une atmosphère légèrement surfaite. Rien de dramatique, juste un brin déroutant pour des yeux et un cerveau français.

 


Quelques mots sur la production

Avec environ 70 hectares de vignes, Opus One produit deux vins rouges, Opus One, et son second vin, Overture. Issus de Cabernet Sauvignon, de Cabernet Franc, de Merlot, de Malbec et de Petit Verdot. Qui peut se vanter d'être aussi Bordelais? Tout comme ceux de Dominus Estate, ici, dans la Napa Valley, on appelle les vins d'Opus One des "Bordeaux Styles". 

A vrai dire, à la dégustation, outre la note chaleureuse, rien ne semble plus bordelais que ce superbe vin.


Notes de dégustation

Opus One 2005– Napa Valley 
Quel superbe millésime nous avons eu la chance de déguster. Ce 2005, loin d'être uniquement exceptionnel en France, se montre particulièrement flateur dans la Napa...

Le premier nez s'étale sur les arômes de cerise noire et d'épice. le caramel, la cannelle, la prune et le menthol qui l'accompagnent forment une palette des plux complexes à l'aération. Ce sont là les fruits rouges et noirs bien mûrs, les épices, l'eucalyptus généreux qui explosent en bouche, tout en deumeurant vraiment élégant.
En bouche, le vin se présente sans honte sur le fruit mûr en exhibant une fraîcheurrare pour la région. Le grain des tanins est fin et allie avec délicatesse la finesse et la rondeur de l'ensemble qui se caractérise par une belle acidité.
Très long, fin et droit en bouche. Une belle présence et une impressionante régularité sur la longueur.

Opus One
Rutherford, Napa Valley

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Publié par Jeanne Girardot
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24 janvier 2009 6 24 /01 /janvier /2009 07:30

Après la visite de Dominus, il est de bon ton de découvrir des vins un peu plus locaux, histoire d’être en phase avec le vrai caractère des vins de Napa.

 

C’est Nathalie, une amie française qui vit ici qui nous a fait  partager une bouteille de Era, de la Winery Alpha Omega. Je connaissais les vins –rouges et blancs- de cette winery, mais celui-ci est le petit dernier de la maison, il s’agit de la cuvée prestige.

 

Comme je le mentionne quelques lignes plus haut, je pensais sortir du cadre « Bordeaux Style Wine » en dégustant ce vin. En réalité, je découvre, non sans déception, qu’il est très inspiré Bordeaux, du moins davantage que ses grands frères.

 

Michel Rolland est œnologue consultant pour Alpha Omega Winery. Si je ne suis d’ordinaire pas particulièrement amatrice de la patte Rolland, je dois dire que le vin est plutôt vraiment réussi !

 

En ce qui concerne l’assemblage, je n’ai pas eu l’information, mais je soupçonne la composition très bordelaise suivante :

45% Cabernet Sauvignon, 45% Merlot, 5% Cabernet Franc, 5% Petit Verdot, grosso modo… A vérifier.


Notes de dégustation

 

Era 2006 – Alpha Omega - Napa Valley

Le premier nez un peu pétrole et caoutchouc s’estompe rapidement à l’aération, et se dégagent des arômes de cèdre et de bois de santal, accompagnés de notes prunes et de cerise très mûres, de coing, d’épices, de café, de chocolat amer et de bonbons à la réglisse (ceux que l’on trouve aux Pays Bas et dans les pays scandinaves et qui sont salés). Un côté alcooleux est omniprésent sans pour autant être désagréable.

En bouche, l’attaque offre une belle intensité sans être excessive. Il présente un ensemble très suave avec une matière moyennement puissante. L’acidité est bonne avec une  puissance tannique modérée. Un crémeux linéaire enrobe le tout de façon très agréablement délicate. Côté arômes, on reste sur les fruits noirs mûrs que l’on avait noté au nez, le caramel, le pruneau, les épices, le praliné. Une finale plutôt longue tout en douceur.

 

Une jolie découverte, seul bémol, le prix. A plus de 175 dollars la bouteille, le vins est on ne peut plus surévalué…

 

Alpha Omega Winery – Napa Valley

1155 Mee Lane at Hwy 29

Rutherford, CA 94573

USA

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Publié par Jeanne Girardot
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23 janvier 2009 5 23 /01 /janvier /2009 07:30

J’ai une sainte horreur du MacDo, et plus particulièrement de l’odeur qu’il laisse de manière très persistante sur les doigts, dans la voiture, dans la maison, sans compter qu’on en vient à détester sa propre haleine.  En revanche, je suis une inconditionnelle des VRAIS burgers américains, quasiment introuvables en France.

 

Lorsque nous vivions à Napa, le challenge était de trouver le « best burger ever », le meilleur burger de la région. Pour cela nous écumions les diners (restaurants typiquement américains comme l’on peut en voir dans les films) à la recherche du « mythe burger ». Nous en avons bien trouvé de très bons, de très mauvais aussi, il nous est même arrivé d’être malades après un passage dans un diner aux conditions sanitaires douteuses.

 

Il a fallu que j’attente de revenir deux ans après avoir quitté la Napa, pour enfin trouver le salut : le Red Rock Café à Napa.

Il fallait bien sacrifier à la tradition Ce sont Elan et Julien, des amis Napalais, qui nous ont fait découvrir ce petit diner.

 

Il faut dire que l’endroit ne paye pas de mine, mais bien souvent, ce sont les lieux improbables qui cachent les meilleures surprises. Je ne fus pas déçue !

 

En entrant, l’œil est attiré par les enseignes lumineuses et les banderoles publicitaires pour de la bière ou du whisky, exposées sur le mur derrière le bar. Le cadre est très simple mais convivial. De toutes façons, ce n’est pas un diner chic que nous venons chercher ce soir. La serveuse, souriante, nous laisse nous assoir une table recouverte d’une toile cirée à carreaux rouges et blancs et nous tend des menus : Burgers en tous genres.

Mille combinaisons sont possibles : le choix du type de viande avec oignons grillés, crus, champignons, guacamole, cheddar ou Jack cheese, bacon, tomate, jalapeños, sauces variées …

 

J’opte pour un burger barbecue meat, avec bacon, cheddar, pickles, oignons grillés, oignons crus et accessoirement, tomate et salade. Je jette un coup d’œil sur la table voisine, les bugers ont l’air énormes.

Julien me lance : « si c’est trop bourratif, tu peux toujours enlever un peu de salade… »

 

Quelques gorgées de Sierra Nevada (bière mexicaine) plus tard, notre diner arrive. Les burgers sont gigantesques, je suis obligée de couper le mien en deux pour réussir à l’enfourner.

Du plaisir à l’état brut, dès la première bouchée. Le fondant du fromage sur le bacon épais et croquant, la viande cuite à la perfection, la sauce, divine, le tout juteux à souhaits, rien que du bonheur !

 

Quelques curly fries (frites coupées en serpentins, c’est plus beau…) et onion rings (rondelles d’oignon en beignets) et nous voilà au comble de la délectation… américaine bien sûr !

 Photo: Crédit Internet


Red Rock Cafe

1010 Lincoln Ave

Napa, CA 94558

Tel: 707 252 9250

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Publié par Jeanne Girardot
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22 janvier 2009 4 22 /01 /janvier /2009 07:30

Mon petit séjour dans la Napa est l’occasion de revenir en terrain connu et notamment côté œnologique. En effet, lorsque nous vivions à Napa, nous travaillions tous les deux dans la sphère viti-vinicole locale, comme aujourd’hui à Bordeaux. Laurier, qui est œnologue et ingénieur agricole, travaillait à Dominus Estate
 

Bien qu’étant à des milliers de kilomètres de Bordeaux, cette propriété viticole de renom produit des vins très « Bordeaux Style » comme on dit par ici. Cette définition fait opposition aux type de vin local, qui est plus puissant, plus typé caramel et fruits mûrs. Cette inspiration française est loin d’être un hasard. 

En effet, Dominus Estate appartient à Christian Moueix qui fait partie de la famille propriétaire de Pétrus, à Pomerol, et de bien d’autres propriétés dans le bordelais. Autrement dit, l’heureux propriétaire de ce domaine, est loin de s’être lancé dans la conquête du Nouveau Monde à l’aveuglette et sans expérience. Aujourd’hui, je crois que l’on peut affirmer que Dominus Estate est l’exemple même du succès de l’exportation du savoir faire français.

 


Pour situer
La Napa Valley se situe en Californie, au Nord-Est de San Francisco. Bien que chacun des 50 états produit du vin, -même l’Alaska !- cette région viticole est sans conteste la plus renommée et regroupe les propriétés viti-vinicoles les plus prestigieuses du pays. 
 

Dominus Estate se trouve dans le tiers Sud de la Vallée, au pied des montagnes Mayacamas. L’ensemble du vignoble est en fait un lieu-dit appelé Napanook. Il n’était pas rare qu’en travaillant dans les vignes, Laurier découvre des pointes de flèches ou de lances. Taillées dans une sorte de verre volcanique, elles constituent les vestiges des armes des Amérindiens qui jadis, vivaient ici. Jean-Marie Maurèze, le chef de culture de Dominus en possède une impressionnante collection.

Autre curiosité croisée dans les vignes, moins plaisante celle-ci, sont les serpents à sonnette. Heureusement que sonnette il y a, pour s’en aller à temps. Les ouvriers de la vigne, Mexicains à une écrasante majorité, ont toujours le fusil à pompe dans leur truck en cas de besoin…

C’est l’architecture qui rend la propriété si singulière. Dans un souci d’être en permanence au milieu des vignes pour mieux travailler, Christian Moueix a voulu un bâtiment qui soit totalement intégré au vignoble. Ainsi, les architectes suisses Herzog et Meuron –davantage connus pour l’édifice du Tate Modern à Londres- ont imaginé un large bâtiment rectangulaire regroupant les chais et les bureaux et dont les « murs » sont composés de cages en inox, remplies de pierres en basalte, créant ainsi une excellente isolation. Les parois des bureaux sont en verre, permettant d’avoir toujours un œil sur le vignoble, même devant un ordinateur. Un petit coup de génie qui permet de travailler au plus près du vignoble et, accessoirement, de bénéficier d’une vue de toute beauté.
 


Quelques mots sur la production
La propriété, qui compte 50 hectares environ, est principalement plantée de Cabernet Sauvignon, ainsi que dans le Médoc. En effet, les sols sableux, argileux et graveleux se prêtent à merveille à la culture de ce cépage.
Les autres variétés qui sont cultivées sur les terres de Napanook sont le Cabernet Franc, le Petit Verdot et le Merlot, mais ce dernier n’entre pas dans l’assemblage final.

Le cuvier est composé de 50 cuves inox thermorégulées de toutes tailles de sorte à pouvoir vinifier de façon flexible en fonction des différents lots produits. 

Si la structure des chais et des bureaux n’a été achevée qu’en 1997, Christian Moueix a vinifié son premier millésime de Dominus en 1983.

Notes de dégustation

Dominus Estate 2005 – Napa Valley
Le premier nez présente un côté réglissé et mentholé, la cerise bien mûre, avec cependant une certaine fraicheur. L’arôme de la cerise se confirme à l’aération, ainsi que la réglisse, qui s’accompagne d’épices, de cardamome, de coriandre, avec des notes de caramel suave mais délicat.
En bouche, les fruits noirs mûrs et la réglisse se combinent à la perfection pour produire un ensemble superbe d’équilibre. Le vin présente une souplesse surprenante pour un vin si jeune, beaucoup de douceur mais cependant soutenue par une belle matière. Très belle longueur harmonieuse.
Une longue garde se laisse envisager.
 

Dominus Estate

Napanook Road

Yountville, CA 94954


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Publié par Jeanne Girardot
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20 janvier 2009 2 20 /01 /janvier /2009 07:30


Qu’il est bon d’être à nouveau Napalaise pour quelques jours ! Avec mon amie Céline, qui vit toujours ici avec son mari Jean-Marc, nous nous en donnons à cœur joie. Frénésie de shopping culinaire, œnophile et vestimentaire. Nous arpentons l’un après l’autre, les Targets, Outlets, Walmart, et tout ce qui me permet de faire le plein de ces petites choses qui me font défaut depuis que j’ai quitté la région pour rentrer en France.

 

Lorsqu’il s’agissait de faire des courses pour remplir le réfrigérateur et les placards de bons produits, sains et variés, c’est sans hésiter chez Trader Joe’s que je me ravitaillais.

 
Il s’agit d’une chaine de petits supermarchés à taille humaine, contrairement aux Safeway et autres Walmart, et qui propose une sélection de produits minutieusement sélectionnés, privilégiant le bio. Développés en Californie, on les trouve aujourd’hui dans la plupart des grandes villes américaines.

 

Avec une politique de prix très raisonnable, Trader Joe’s représente une bonne alternative aux Whole Foods qui, s’ils sont vraiment pointus sur la qualité, ont tendance à assassiner côté prix. Ce n’est pas par hasard qu’on les surnomme « Whole Paycheck ».

 

Outre les vrais fromages qui puent, on y trouve aussi de la bonne viande, du bon pain, qui croustille (denrée à tendance rare aux USA) des produits français, italiens, grecs et autres.

 


Par ailleurs ils ont une large sélection de vins venant du monde entier. Il nous est arrivé de découvrir de fabuleuses bouteilles dans ces linéaires.

Je me rappelle notamment de deux bouteilles de Château Haut Brion1997 à 80 dollars la bouteille (il faut savoir que ce vin se chiffre entre 200 et 400 euros la bouteille aujourd’hui…), il s’agissait certainement d’un déstockage car le millésime n’est pas transcendant. Nous avions hésité à les acheter, ayant des doutes sur les conditions de conservation. Tout de même, nous avons pris le risque, la tentation était trop forte. Contre toute attente, les deux bouteilles furent un véritable délice…


Le rayon bière n'est pas en reste. Contrairement à ce que l'on pourrait croire, la bière américaine ne se résume pas à la Bud Light ou à la Bush Beer. Il existe quantité de micro brasseries qui produisent un large panel de bières toutes plus savoureuses et délicieuses les unes que les autres. La "Jumping Cow" était l'une de nos préférées parmi celles trouvées chez Trader...
 


A la caisse, un employé encaisse tandis qu’un autre range vos courses dans ces légendaires sacs en papier marron que l’on voit dans les films, et vous remercient si vous participez au remplissage. On vous propose même de l’aide pour charger votre voiture. Que demander de plus ?

 


Autre côté particulièrement agréable qui lui, n’est pas propre à Trader Joe’s mais à la majeure partie des Etats Unis, c’est le fait que les gens soient extrêmement souriants et polis. En particuliers dans les magasins. Ils se confondent en excuses s’ils osent passer devant vous lorsque que vous regardez un produit en rayon, ils n’hésitent pas à vous parler :

« Oh my God ! These biscuits are soooooooooooooo gooooooood! Trust me you should get some! »

Ou même à vous complimenter lorsque vous essayez des habits en cabine d’essayage:

« Oh this looks cute on you! »

 

Même si c’est un brin hypocrite, c’est tout de même tellement agréable. A cela s’ajoute l’effet Californie qui fait que les gens sont particulièrement zen et semblent être dépourvus de tout stress.

 

Autant dire que le retour chez Carrefour est violent…

 

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Publié par Jeanne Girardot
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17 janvier 2009 6 17 /01 /janvier /2009 07:30

Après ma tournée en Asie du mois de décembre, je m'envole aujourd'hui pour un voyage professionnel aux Etats Unis. Au programme, San Francisco, Los Angeles, New York, Chicago, pour terminer par Dallas...

Mais avant d'entamer l'enchaînement de vols, dégustations et autres dîners, je m'octroie 4 jours de vacances à Napa.

Napa, se trouve au Nord Est de San Francisco, Cette petite ville a donné son nom à la Napa Valley, sans nul doute la région vitivinicole la plus renommée des Etats Unis. C'est un peu leur Bordeaux à eux, pour faire court...

Laurier et moi y avons vécu pendant deux ans, alors un  retour là-bas c'est un peu comme un pèlerinage pour moi!

Je ne manquerai pas de faire quelques publications sur mes aventures napalaises, mais aussi américaines, si le temps me le permet...


Cheers!

 

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Publié par Jeanne Girardot
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